Comparatif
Liassia ou le module pièces du logiciel de cabinet
Tout cabinet équipé d’un logiciel de gestion possède une gestion documentaire par dossier, souvent avec une liste de pièces et parfois un bordereau. La question n’est donc pas de remplacer cet outil, qui tient les temps passés, la facturation et l’agenda, mais de savoir si son module documentaire suffit pour un contentieux à fort volume de pièces. La réponse dépend d’un seul critère, la manière dont il traite une insertion.
Le comparatif poste par poste
| Critère | Liassia | le module pièces inclus dans le logiciel de gestion de cabinet |
|---|---|---|
| Périmètre couvert | La mécanique des pièces, du versement à la communication | Dossiers, temps passés, facturation, agenda, documents |
| Cote stable et numéros bis | Prévus par construction, y compris après communication | Variable, souvent une renumérotation de la liste |
| Contrôle de cohérence des conclusions | Rapport des écarts et mise à jour des renvois dans le .docx | Rarement proposé |
| Bordereau | Modèles par juridiction, duplicables et partagés au cabinet | Modèle unique, dépendant de la feuille de route de l’éditeur |
| Comptes des assistantes | Gratuits et illimités dans les trois formules | Le plus souvent facturés à l’utilisateur |
| Traitement des fichiers | Dans le navigateur du poste, aucune pièce envoyée | Sur le serveur du cabinet ou chez l’hébergeur |
| Découpage RPVA et jeux multiples | Jeu découpé, dossier de plaidoirie relié, jeu client | Export du dossier, découpage à votre charge |
| Saisie du dossier | Le dossier est recréé dans Liassia, sans connexion au logiciel | Une seule fiche dossier pour tout le cabinet |
| Mise en service | Un mardi matin, sans informaticien ni migration | Projet, reprise de données, formation planifiée |
Deux métiers différents dans un même cabinet
Un logiciel de gestion de cabinet est écrit pour l’associé : chiffre d’affaires, temps passé, facturation, échéances, rentabilité par dossier. C’est son travail et il le fait souvent très bien. La mécanique des pièces, elle, se joue à un autre poste, celui de la personne qui ouvre la chemise, sépare les sous-chemises, pose les trombones et tape le bordereau. Les deux publics n’ont pas les mêmes gestes ni le même vocabulaire.
C’est pour ce second poste que Liassia a été écrit. L’interface tient sur un écran, ne demande pas plus d’un quart d’heure de démonstration à qui sait déjà monter une liasse, et emploie les mots du dossier : cote, bordereau, jeu, communication, renvoi. L’adoption se fait presque toujours par le secrétariat avant l’associé, ce qui est l’inverse du chemin habituel d’un logiciel de gestion.
Le vrai test, c’est l’insertion
Avant toute décision, faites cet essai sur votre module documentaire actuel. Montez une liasse de trente pièces, communiquez-la, puis insérez une pièce entre la douzième et la treizième. Regardez ce qui arrive aux cotes 13 à 30. Si elles se décalent, votre jeu communiqué et votre dossier interne viennent de diverger, et il faudra rattraper cet écart à la main dans les conclusions.
Regardez ensuite ce qui arrive au bordereau et aux fichiers déjà exportés pour le réseau. Si le bordereau se régénère mais que les tampons portés sur les pages ne suivent pas, le décalage se déplace simplement là où personne ne le vérifie. Ce test de cinq minutes tranche mieux que n’importe quel comparatif, y compris celui-ci.
La double saisie, notre limite assumée
Liassia ne se connecte à aucun logiciel métier, et il faut l’énoncer comme un coût réel : le dossier est recréé chez nous, avec son nom et sa juridiction. C’est deux minutes par dossier, et cela déplaît légitimement aux cabinets qui ont bâti leur organisation sur une base unique. En contrepartie, il n’y a aucun projet d’intégration, aucun accès au réseau du cabinet, aucun paramétrage d’administrateur et aucune dépendance à la feuille de route d’un éditeur.
Cette absence de connexion est aussi ce qui rend la promesse de confidentialité tenable. Rien n’est aspiré depuis votre serveur, rien n’y est réécrit, et les pièces ne quittent pas le poste. Un cabinet qui veut une chaîne unique et intégrée de bout en bout n’aimera pas ce choix. Un cabinet qui veut essayer sans engager son informatique y trouve exactement l’inverse.
Quand l’alternative reste le bon choix
Si votre module documentaire gère déjà les cotes bis sans décaler les pièces communiquées, produit un bordereau accepté par vos juridictions et exporte des jeux sous la limite du réseau, gardez-le : une chaîne unique, une seule fiche dossier et une seule facture valent mieux qu’un outil de plus. C’est vrai aussi pour un cabinet dont le contentieux est minoritaire, où la mécanique des pièces ne représente pas assez d’heures pour justifier une deuxième saisie.
Le verdict
Ces deux outils ne se remplacent pas. Liassia ne gère ni vos temps, ni votre facturation, ni votre comptabilité, ni votre agenda, et ne cherche pas à le faire. Il traite une seule chose, la mécanique des pièces, pour les cabinets où cette mécanique pèse des centaines d’heures par an. Le test d’insertion sur votre module actuel vous dira en cinq minutes si cette dépense a un objet chez vous.
Questions frequentes
- Liassia remplace-t-il le logiciel de gestion du cabinet ?
- Non, en aucun cas. Liassia ne gère ni les temps passés, ni la facturation, ni la comptabilité, ni l’agenda, ni la relation client. Il fait une seule chose, la mécanique des pièces, du versement à la communication. Les cabinets l’utilisent à côté de leur outil habituel, et l’adoption commence en général au secrétariat plutôt que chez l’associé.
- Faut-il faire intervenir notre prestataire informatique ?
- Non. Il n’y a ni installation sur les postes, ni droits d’administrateur, ni ouverture de flux vers votre réseau, ni connexion à votre logiciel métier. Vous ouvrez une page dans un navigateur récent, vous travaillez, vous récupérez des fichiers. C’est ce qui permet de mettre le service en route un mardi matin entre deux rendez-vous.
- Les comptes des assistantes sont-ils facturés ?
- Non. Les comptes assistants sont gratuits et illimités dans les trois formules, parce que nous facturons les postes avocats et jamais les personnes qui font le travail de liasse. Un cabinet de cinq avocats avec trois assistantes paie donc cinq postes. L’abonnement est sans engagement de durée et résiliable à la fin du mois en cours.
Liassia ou le module pièces du logiciel de cabinet
Ces deux outils ne se remplacent pas. Liassia ne gère ni vos temps, ni votre facturation, ni votre comptabilité, ni votre agenda, et ne cherche pas à le faire. Il traite une seule chose, la mécanique des pièces, pour les cabinets où cette mécanique pèse des centaines d’heures par an. Le test d’insertion sur votre module actuel vous dira en cinq minutes si cette dépense a un objet chez vous.